L’Albanie a quelque chose de simple et d’accueillant. La mer ionienne change de bleu au fil des heures, les montagnes se dressent en coulisses, les villes historiques sentent la pierre chauffée par le soleil et le café fraîchement moulu. On peut venir pour une semaine et se contenter de plages, ou s’offrir un grand tour qui relie Tirana, Berat, Gjirokastër, la Riviera, Shkodra et les vallées alpines. Les distances paraissent courtes sur la carte, mais la route invite à prendre son temps, à multiplier les pauses belvédères et les déjeuners tardifs. Voyager à son rythme devient très facile si l’on s’organise dès l’aéroport et si l’on sait quelles régions privilégier selon la saison.
Tirana comme point de départ
La capitale surprend par son énergie. Les façades colorées, les cafés qui débordent sur les trottoirs, les musées récents et une scène culinaire qui n’hésite pas à mélanger influences méditerranéennes et recettes familiales. On flâne autour de la place Skanderbeg, on prend un espresso dans le quartier du Blloku, on réserve un dîner sur la terrasse d’un restaurant que l’on nous a recommandé dix minutes plus tôt. L’aéroport se trouve à une trentaine de minutes, ce qui permet de se mettre rapidement en route vers la mer ou vers les montagnes.
Pour garder une vraie liberté d’étapes, beaucoup préfèrent récupérer un véhicule dès l’arrivée. C’est le plus pratique pour stocker les bagages, rejoindre un hôtel sans se soucier des horaires et décider au dernier moment d’un détour vers un panorama. Dans un plan de route simple, on commence par louer une voiture a laeroport de Tirana et l’on file ensuite vers la côte ou vers les villes de pierre. Les formalités sont rapides, la signalisation est claire et l’on trouve des stations service à la sortie de la ville.
Riviera ionienne et villages suspendus
La route vers le sud offre une succession d’anses et de reliefs. Vlora annonce la couleur avec sa promenade face à la baie. Plus loin, la montée au col de Llogara ouvre une vue spectaculaire sur la mer. De l’autre côté on descend vers Dhërmi, Palasë, Himara et les plages qui alternent galets clairs et pins. L’eau reste étonnamment transparente jusque tard en saison. La journée se passe au rythme des baignades, puis on remonte vers une taverne qui sert poisson grillé, salade de tomates et huile d’olive locale.
Les hébergements se trouvent souvent à flanc de colline. On s’endort fenêtres ouvertes avec le bruit discret des criquets. Les routes secondaires qui mènent aux petites plages sont parfois étroites mais elles restent accessibles en citadine. Un SUV devient confortable si l’on vise un parking en terre ou une piste courte qui grimpe vers un belvédère. Hors saison la lumière est douce et l’on profite des criques presque seules.
Berat et Gjirokastër la pierre et l’héritage ottoman
Berat ressemble à un théâtre de maisons blanches superposées. On monte à la citadelle pour comprendre la géographie de la vallée, on se perd ensuite dans les ruelles où les figuiers dépassent des murs. Le soir, les terrasses au bord de la rivière se remplissent d’étudiants et de familles. Les chambres d’hôtes y sont nombreuses et chaleureuses.
Plus au sud, Gjirokastër étale ses toits en lauze sur la pente. Les musées sont bien mis en scène, les artisans travaillent le bois et la laine, les cafés sentent la cannelle. On peut rester une seule nuit ou décider de prolonger pour profiter des montagnes voisines. La cuisine locale est généreuse, avec des tourtes, des fromages et des légumes marinés. Comme partout en Albanie, les prix restent mesurés, surtout hors haute saison.
Butrint et Apollonia pour l’archéologie
Si l’on aime les sites antiques entourés de nature, Butrint et Apollonia vont droit au cœur. À Butrint, la mer et les lagunes entourent un parc où les ruines grecques, romaines et médiévales cohabitent. On suit des sentiers ombragés, on tombe sur un théâtre, sur une baptistère au cœur d’un bois, sur des portes monumentales. À Apollonia, les collines dorées donnent un cadre plus ouvert, avec un musée élégant installé dans un monastère. Ces lieux invitent au calme et à la lenteur, loin des grandes routes.
Shkodra, le lac et la porte du Nord
Shkodra respire l’Italie et les Balkans à la fois. On visite la forteresse de Rozafa, on marche au bord du lac, on goûte une glace dans la vieille rue piétonne. C’est aussi une base idéale pour préparer une virée vers les Alpes albanaises, Theth ou Valbona, ou pour organiser la traversée du lac Koman en bateau. Les loueurs de vélos se multiplient, on peut même passer une matinée entière à longer l’eau jusqu’aux plages du lac.
Les Alpes albanaises pour la fraîcheur d’altitude
Theth et Valbona offrent un décor de carte postale avec des pics de calcaire, des prairies et un air plus frais. Le village de Theth se rejoint désormais par une route presque entièrement asphaltée. Un véhicule compact suffit par temps sec. Un SUV apporte un vrai confort sur les derniers kilomètres qui serpentent à flanc de montagne. La randonnée la plus connue relie Theth à Valbona par un col d’où la vue s’ouvre largement. On peut confier son sac de voyage à un transporteur local et marcher léger.
Dans le Valbona supérieur, certaines pistes de terre mènent à des hameaux isolés. Un 4×4 devient utile si la météo a arrosé les jours précédents. La récompense est belle, avec des prairies hautes et des ruisseaux clairs. Le soir, les maisons d’hôtes servent des plats simples préparés avec les produits du jardin. On s’y couche tôt, on se lève avec la lumière, et l’on repart pour un belvédère que l’on vous aura conseillé la veille.
Le lac Koman une route qui devient croisière
Entre Shkodra et la vallée de Valbona, la traversée du lac Koman reste un souvenir marquant. La route pour atteindre l’embarcadère est étroite mais bitumée. On embarque sur un bateau qui serpente entre des falaises verdoyantes. Les appareils photo ne se reposent pas. On peut emporter la voiture selon les jours ou choisir de la laisser côté Shkodra et de louer un véhicule sur l’autre rive. L’expérience fonctionne bien avec une organisation légère et un départ tôt le matin.
Gastronomie et vins une table qui donne envie de rester
Les plats albanais marient mer, montagne et jardins. On retrouve des grillades à l’agneau, du poisson selon l’arrivage, des légumes farcis, des pâtes à la mode balkanique, des fromages de brebis et des desserts parfumés. Les cafés servent partout des viennoiseries au petit déjeuner. Le soir, les bars de Tirana ou de Korça proposent des cocktails bien exécutés. Côté vins, la production progresse vite, avec des cépages locaux et des maisons qui ouvrent leurs portes aux visiteurs. Dans le Kosovo voisin, Rahovec commence à se faire un nom, facilement combinable avec un séjour côté albanais.
Conseils de conduite et choix du véhicule
La signalisation est claire, les routes principales sont en bon état. On garde simplement un rythme tranquille dans les virages de montagne et l’on reste patient à l’approche des villages. Pour un itinéraire qui combine Tirana, Riviera, Berat et Gjirokastër, une citadine ou une compacte suffit. Si le parcours inclut les derniers kilomètres vers Theth, la piste de Cerem au dessus de Valbona ou des parkings en terre, un SUV rend la chose plus confortable. Le 4×4 prend son intérêt après de fortes pluies ou en tout début de saison, quand des ruisseaux traversent encore la chaussée. Trousse de secours, eau, chapeau et crème solaire ne sont jamais de trop.
Afin de comparer les catégories et de choisir un retrait qui colle à votre plan, il est simple de regarder les offres de voitures a location en Albanie puis d’ajuster selon la durée et le nombre d’étapes. On peut commencer avec une berline pour la ville, passer à un SUV pour deux ou trois jours d’altitude, puis revenir à un modèle plus compact pour la fin du séjour au bord de la mer.
Hébergements pour tous les styles
La force du pays tient aussi à la diversité des adresses. À Tirana, on trouve des hôtels modernes avec spa et toit terrasse, mais aussi de petites maisons d’hôtes dans des rues calmes à dix minutes du centre. Sur la Riviera, les pensions familiales accrochées à la montagne offrent des vues exceptionnelles, tandis que certains établissements au bord de l’eau proposent des transats et des petits déjeuners tardifs. À Berat, les chambres d’hôtes dans la citadelle donnent l’impression de vivre dans un décor de cinéma. À Gjirokastër, les maisons historiques en pierre sont souvent restaurées avec goût, avec des salons frais et des cours intérieures.
Dans le Nord, l’hospitalité des vallées fait le charme du voyage. Les hébergements servent des repas copieux et donnent des conseils précieux sur les sentiers, les points d’eau et les horaires où la lumière est la plus belle. Les réservations se gèrent facilement en ligne ou par message quelques jours avant l’arrivée, surtout hors mois d’août.
Quand partir et comment composer ses journées
Le pays se visite toute l’année, mais chaque saison a son caractère. Au printemps, les collines sont vertes, les températures douces et les plages calmes. L’été apporte la vie nocturne, les concerts en plein air et une mer à bonne température jusque tard dans la soirée. L’automne colore les montagnes et rend les villes historiques très photogéniques. En hiver, la côte garde des journées claires et la neige blanchit les sommets, ce qui donne des paysages magnifiques pour la randonnée.
Pour un premier voyage d’une dizaine de jours, on peut imaginer un enchainement simple. Tirana pour deux nuits, Vlora et Dhërmi pour quatre nuits avec des allers retours à Himara et Porto Palermo, puis Berat et Gjirokastër sur la route du retour. Si l’on veut ajouter une note alpine, on remonte depuis Tirana vers Shkodra, on garde une nuit en ville pour se promener près du lac, puis on monte à Theth pour respirer l’air d’altitude.
Infos pratiques argent, carte SIM, langue
Les distributeurs sont présents dans toutes les villes. La carte bancaire fonctionne pour les hôtels, stations service et restaurants, mais il est utile d’avoir un peu d’espèces pour les parkings, les petits cafés et les marchés. Acheter une carte SIM locale coûte peu et garantit une connexion stable dans la plupart des régions. Le personnel hôtelier parle souvent anglais ou italien. Un bonjour en albanais fait toujours sourire et ouvre les portes. La sécurité est bonne, il suffit d’adopter le bon sens habituel des voyages. louer une voiture a Tirana
